jerry

Le Benin....une terre, un peuple, un pays à découvrir!

Mercredi 3 juin 2009 à 21:37

Le Bénin est le berceau du Vaudoun, culte voué à un ensemble de divinités présentent partout et en toute chose. On retrouve aujourd’hui le culte dans nombre de pays notamment aux Antilles, au Brésil, au Cuba et en Haïti ou il s’est fait importé avec l’arrivée des esclaves pendant la traite négrière.
Pour les Adjas, les fons et selon la conception africaine du métaphysique, il existe trois mondes: le macrocosmos (ou macrocosme) propre à Dieu et aux ancêtres, le mésocosmos (ou mésocosme, monde des esprits) puis le microcosmos (ou microcosme, le monde des humains). Ce dernier comprend aussi les végétaux, les minéraux et les animaux doués d’un esprit vital.
Au Bénin, la religion dominante est l’animisme. Le commun des béninois reconnaît l’existence d’un être suprême Dieu.
Dieu, a plusieurs appellations. Il est appelé Mahou, chez les Fons et Adjas. Les Dendis l’appellent Irikpe, les baribas l’appellent Goussounon et les Yoroubas l’appellent Olohoun.
Pour les communautés Fons et Adjas Dieu ou Mahou est l’être suprême au dessus de tout. Il est le créateur et conservateur de l’univers visible et invisible (Gbêdoto). Ce Dieu est tellement élevé qu’on prononce rarement son vrai nom DADA SEGBO.
Lui seul a le pouvoir de vie "Gbê". Il donne la vie aux hommes et les envoie sur terre livré à eux-mêmes. Ils doivent affronter et résoudre les problèmes matériels, spirituels qui se posent à eux. 
Dieu ou Mahou n’a besoin de rien, surtout pas des hommes. Il manifeste sa permanence par une sorte de délégation de pouvoir à ses fils et filles à travers : les dieux, les génies (Aziza ou Yê) et divinités secondaires appelés Vodoun. 
Mahou l’être infini, immense et immuable a donc créé et donné le vodoun aux hommes pour leur servir d’intermédiaire entre eux et lui. Le vaudoun se révèle être alors un des plus cadeaux que Dieu « Mahou » ais donné à l’espèce humaine. Le vaudoun est donc un cordon ombilical éternel entre Dieu et ses fils les hommes.
Le vaudoun serait donc un dont de Dieu, l’émanation du Dieu créateur. La preuve indéniable de l’amour de Mahou pour Gbêto, l’homme son fils. C’est donc au Vaudoun que les hommes doivent se confier, adresser leurs prières et leurs offrandes.
Qu’ils soient sur terre, dans les airs, dans les eaux ou dans les cieux les vaudouns se présentent et se représentent soit par:
- l’incarnation de certains animaux, soit par des personnifications de phénomènes ou calamités naturelles, soit par des génies protecteurs, des esprits maléfiques, ou soit par l’esprit des ancêtres et défunts de la famille. Les cultes voués au mort font en effet parti intégrante de l’univers du vodoun.
Les béninois considèrent et conçoivent donc la vie "Gbê"comme, un champs de bataille, magnétique et physique, une jungle sauvage, une foret vierge de force vitale et maléfique au cœur duquel "Mahou", Dieu aurait plongé "Gbêto" son fils. L’homme doit donc lutter contre ces forces. Et pour ce, il a besoin d’être initié.
Soucieux et préoccupé par la survie et les problèmes auxquelles étaient confrontés l’homme, Dieu lui a donné à travers le Vodoun, la délégation de certains de ses pouvoirs, pour le solliciter, pour capter, dompter, exploiter, diriger, maîtriser, et neutraliser toutes les forces de la nature et ce avec les éléments composants la nature elle-même à savoir: l’eau, la végétation, l’air, la faune, la terre et le feu.
L’homme étant un être de passage entre la vie et la mort, un passant sur cette terre, dans ce micro monde, pour donner un sens à sa vie il va se tourner vers le macrocosmos et le mésocosmos.

Malgré la grande expansion des religions exogènes importées dans le pays, le vodoun occupe toujours une place très importante dans la vie religieuse du pays, au point même que les adeptes d’autres religions (chrétiens et musulmans) participent chaque année aux grandes fêtes traditionnelles officielles vaudoun qui se déroulent en Janvier de chaque année.
Le culte du Vodoun est si envahissant qu’il n’inspire pas celui qu’on rend à Dieu, ou Mahou. Même si, l’homme (les adjas et fons) ont constamment sur les lèvres, le nom de Dieu (Mahou), il s’attache davantage à arranger les relations avec le vodoun, qui est l'interlocuteur immédiat de l’homme auprès des dieux. Ainsi donc l'homme qui est en perpétuel quête de santé, de fécondité, de prospérité et de paix doit obligatoirement faire recours au vodoun.
Tout ceci, justifie le syncrétisme religieux des Béninois. Bien qu’étant chrétiens ou musulmans ils peuvent effectivement pratiquer avec tact et habileté, le culte vaudoun.
Christian Dedet dans son livre Au royaume d’Abomey, relate ses propos d’un béninois qui cachait sous son lit nombre de fétiches et gris-gris:<<Quand je vais a la messe, c’est pour pouvoir gagner le ciel; ce que j’ai sous le lit, c’est pour me protéger sur cette terre. >>
En effet au Bénin, le syncrétisme religieux est un phénomène fortement encré dans les mentalités. On peut bien sortir de la mosquée ou de la messe du Dimanche matin et se rendre chez son féticheur <<bokonon>> pour renforcer et accompagner les prières de l’église ou de la mosquée.
Les dieux Vodoun forment un panthéon riche de plusieurs divinités, très organisé et hiérarchisé. Chaque vodoun a ses symboles qui lui sont propre et spécifique. Ce n’est pas le symbole que les adeptes ou vodounssi vénèrent, mais l’esprit qui incarne ce dernier.

*Les vodounssis: Ce sont les adeptes (hommes et femmes) du vodoun. Ce sont des hommes et des femmes qui se consacrent entièrement au dieu vodoun. Ils ont le privilège d’être possédé par le dieu.

*Le Bokonon: c'est le prêtre vodoun. Le charlatan et le guérisseur tout à la fois. Il est investit de certains pourvoir mytiques dont lui seul détient les secrets.

*Mahou: représente Dieu, l'être suprême, le Dieu des dieux.

Quelques divinités populaires du Bénin :

http://tbn0.google.com/images?q=tbn:DU6c-6vGN9IMoM:http://www.masque-africain.com/masque-art-afrique/mami-wata/mamiwata.jpgMamy-water: La déesse des eaux
Encore appelée Yémandja au Brésil, la déesse des eaux est représentée par une belle sirène aux longs cheveux. Elle est aussi parfois représentée par un monstre tantôt bicéphale ou tricéphale. Mère de toutes les richesses maritimes, elle offre sa protection et donne fortune, bonheur et prospérité à tous ceux qui ont la foie et le courage d’aller à sa rencontre au bord des plages au milieu de la nuit. En échange on fait des offrandes à la divinité et on lui donne des parfums et poudre. 
Mamy-water est une déesse très crainte et vénérée. On lui attribut entre autre les morts par noyade et le triste sort des personnes miséreuses et pauvres qui lui aurait promis de respecter ses recommandations et interdits et qui ne les aurait pas fait.


http://tbn1.google.com/images?q=tbn:OnWlNr1li4yoqM:http://www.quaibranly.fr/typo3temp/pics/0332531421.jpgGou: dieu du fer

Il est symbolisé par des morceaux fer ou un tas de ferraille. Protecteur des nouveaux circoncis, Gou est le dieu de tout ceux, qui sont au contact quotidien du fer. Il s’agit des forgerons, des chasseurs, guerriers, bouchers, chauffeur d’automobile, et des mécaniciens… Gou est un vaudoun très craint au Bénin. Un serment fait en portant un objet en fer sur la langue, évocation du dieu Gou, est digne de foi, il équivaut a ce que ferait le musulman en jurant sur le coran. On la rencontre aux devantures des maisons, dans les forges.
Sa colère provoque des accidents mortels et sanglants. Pour bénéficier de la protection du dieu Gou, on lui sacrifie souvent un coq au plumage de préférence rouge vif pour évoquer son goût du sang.

http://tbn2.google.com/images?q=tbn:HVnC8iL_GDDkZM:http://www.verdan.ch/verdan-image-traversee-mondes2-2.jpg



Sakpata: dieu de la terre

Il est le dieu le plus craint au Bénin. Le symbole de Sakpata est "la jarre trouée" qui rappellent les taches indélébiles laissées par la variole sur le corps des victimes.




http://tbn3.google.com/images?q=tbn:synfWRyeetELPM:http://www.arts-primitifs.com/shop-africain/product_thumb.php%3Fimg%3Dimages/06_10/IMGP7270.jpg%26w%3D120%26h%3D160

Shango ou Hêviosso: dieu du tonnerre
Dieu du tonnerre et de la foudre Shango ou Heviosso est un dieu justicier. Divinité très populaire au Bénin il châtie par foudroiement les voleurs, et les malfaiteurs. L’emblème du dieu Shango ou Sakpata est la double hache stylisée. Un emblème qui rappelle fortement la hache bipenne de Zeus, dieu du tonnerre, dans la mythologie grecque, a remarqué Pierre Verger.   http://tbn0.google.com/images?q=tbn:381koxiV8MlSMM:http://www.ibidoun.de/icons/sakpata_dancers.jpghttp://tbn3.google.com/images?q=tbn:z6P3I-Me0RcLiM:http://benintourisme.com/wp-content/uploads/2008/10/danse-sakpata02.jpg                                                                                            http://tbn0.google.com/images?q=tbn:k3Is2RT-pS4PeM:http://superabel.files.wordpress.com/2009/03/vodun1.jpg
                                                                                                           http://tbn2.google.com/images?q=tbn:ga2GiBOEgByVrM:http://lh4.ggpht.com/_UqcSkfSx0U4/SW9OaXRXJ0I/AAAAAAAABzc/dWN7rBoEUlU/vaudou%2Bporto%2B170.jpg                                                                                                                                          
                                                                              Adeptes de Sakpata                                                                                                                                                                                                
- Le catholicisme, et le protestantisme  environs 30%

- L'islam: 20%

- Anémisme: 60%


La religion tient une grande place dans la vie des populations Béninoises. Elle renforce l’intégration, l’intégrité et le statut d’un individu dans sa communauté. Il existe au Bénin plus d’une quarantaine de divinités. Ceux cités ci-dessus ne sont que quelques uns.

 

Publié par jerry

Jeudi 4 juin 2009 à 20:21

                 MOEURS ET COUTUMES DU BENIN 

La polygamie : Phénomène incompréhensible et inacceptable aux vues des occidentaux, la polygamie est bien présente et domine encore au Bénin. L’islam est le premier facteur de croissance et de progression de la polygamie. On dit souvent que le premier mariage est imposé par les parents et que le second est un véritable mariage d’amour.
Qu’en est-il alors du troisième, du quatrième ou encore du cinquième ? Les raisons sont souvent diverses et multiformes. Bien qu’étant interdit depuis 2005 par le code de la famille, la polygamie n’a pas pour autant regressée. Chose surprenante, on rencontre des femmes célibataires qui l’encouragent.
D’ailleurs les premières épouses, elles revendiquent carrément la polygamie au sein de leur famille. Car disent-elles si tout le monde pense que la polygamie est une catastrophe dans les ménages, eh bien! Il n’en est rien dans le mien. Ma coépouse est, reste et restera mon alliée, ma sœur et ma meilleure complice.
De tels propos au vue d’une femme occidentale sont inconcevables et scandaleux n’est-ce pas ? Oui ! Mais l’évidence est que tout les ménages polygames ne sont pas des foyers de tensions, ils sont par moment le paradis et le bonheur pour cette famille.
La coépouse à ma mère ferait n’importe quoi pour moi affirme certains enfants. C’est ma deuxième mère, elle ferrait tout ce que ma véritable mère ferrait pour me sauver si j’avais des problèmes. Elle pourrait donner sa vie pour moi. C’est ma deuxième mère…. Qu’est ce qu’il y a de plus normal que d’avoir deux mères magnifiques prêtes à tout pour moi…rétorque certains gamins.
Malheureusement la polygamie dans tous les foyers béninois n’est pas synonyme d’euphorie. Il s’avère des fois être pour certaines femmes un enfer et pour certains foyers, un vent très violent qui entraine fréquemment des ouragans parental aux conséquences trop lourdes. C’est pourquoi, les jeunes commencent à se rebeller un peu contre. En effet soit c’est qu’ils aient vu, vécu ou assisté à la souffrance de leur mère, soit c’est que enfants ils aient été au cœur des conflits entre coépouses. Les jeunes très souvent influencés par le mode de vie occidental veulent bousculer et changer les donnes de la société ; C’est pourquoi de plus en plus ils évitent et luttent ardemment contre la polygamie.

Le lévirat : Coutume ancestrale et très rependue dans le sud du Bénin, la pratique du lévirat tend de plus en plus à disparaître. Mais elle est bien présente et enracinée dans les localités enclavées et dans certaines communautés et contrées
reculées du pays. A la différence du lévirat hébraïque, le frère du défunt peut épouser la veuve, quand bien même celle-ci aurait eu des enfants avec la personne défunte. 

Le mariage et la dot :
Une fois, la future fiancée connue de ses beaux parents, le représentant de la famille de l’homme envoie des cadeaux et la dot préétablit par les parents de la fiancée ; composé très souvent de pagnes, de liqueurs, de vin de palme… et de colas( pour donner un cachet solennel à l’événement). Ainsi les deux familles feront connaissance mais en l’absence du fiancé qui n’y assistera pas.
La promise recevra de précieux conseils de sa belle mère. Et l’union des futurs mariés sera approuvé par les deux familles.

La naissance : Evènements grandioses et de grandes euphories, dans les familles béninoises, les naissance sont topujours, des moments privilégiés et des temps forts. 
Après la naissance, la maman restera 4 semaines isolée de son mari. Si elle est à son premier geste, sa mère à elle la rejoindra et s’installera chez elle pendant près de 2 à 3 mois pour l’aider à prendre soin du petit fils (le nouveau né).
Le (s) prénom (s) seront donnés à l’enfant quelques jours après sa naissance lors de son baptême ( très souvent 2 prénoms ; l’un français et l’autre indigène) Ex : Codjo François.
S’en suivent les festivités, célébrées en grande pourpre, les vieux et les femmes âgées (sages) porteront l’enfant et lui ferront des prières et louanges pour implorer Dieu de lui assurer un avenir radieux, et un parcours exceptionnel et sans embuches tout au long de sa vie.

Le décès : Au Bénin, lorsque quelqu’un décède, tous ses parents et connaissances doivent cotiser, faire le déplacement et participer à ses funérailles  aux sacrifices et cérémonies qui lui seront rendus. Les béninois vouent aux morts des cultes fantasmagoriques et spirituels (la nécromentie). Plusieurs cérémonies se succèdent à plusieurs jours d’intervalles, coûtant souvent cheres (nourriture, danseurs, locations de sièges pour asseoir tout le monde, boissons…)

Ces dépenses sont souvent onéreuses. Il faut si cela est nécessaire se cribler de dettes pour pouvoir enterrer convenablement un parent. Sinon l'on devient la risée de toute la communauté.

L’héritage : Comme dans la plupart des pays africains, les femmes n’y ont souvent pas droit. . Les femmes à priori ne peuvent avoir droit qu’au bien de leur mère, mais ont ne leur laissent très souvent que la garde robe, les pagnes, les souliers, et les objets d’utilisations quotidiennes.
 Elles n’ont d’ailleurs pas droit aux propriétés et aux biens terriens, ni aux biens immobiliers, qui très souvent dégénère en de véritables batailles juridiques entres les frères





Publié par jerry

Mardi 9 juin 2009 à 18:26

LE PATRIMOINE CULTUREL DU BENIN
 
 
Le patrimoine culturel béninois recouvre de monuments et sites de tout genre  : palais royaux, habitats traditionnels, temples et forêts sacrées, anciens Forts coloniaux, comptoirs commerciaux, et curiosités architecturales (tata somba), bâtiments coloniaux et afro-brésiliens, danses et spectacles folkloriques notemment le (Guèlèdè), patrimoine mondial de l’unesco. 
C'est un patrimoine multiple et très riche.
Le patrimoine culturel béninois demeure le dépositaire d’une parcelle de l’âme des peuples du Bénin il constitue le socle profond sur lequel peut se bâtir le développement socio-économique et écotouristiques des communautés nationales du pays. 
Le Bénin dispose de six musées publics répartis à travers le pays et sous la tutelle de la Direction du Patrimoine Culturel.
- Musée historique d'Abomey 
- Musée d'Histoire de Ouidah
- Musée Honmè de Porto-Novo
- Musée Ethnographique " Alexandre Sènou Adandé "
- Musée de Plein Air de Parakou 
- Et, le Musée Régional de Natitingou 
Mais la fondation Zinsou, reste le premier label de promotion des œuvres artisanales et culturelles du pays. Fondation privée créée en 2005, la fondation Zinsou veille à la sauvegarde et à la promotion du patrimoine culturelle béninois.


A VOIR
  absolument



http://47.img.v4.skyrock.net/47f/biglif/pics/468784860.jpgLa sortie des masques Zangbeto: grands masques couverts de paille colorée, lehttp://jerry.cowblog.fr/images/zangbe.jpg Zangbéto  est un spectacle à ne pas manquer quand on visite le Bénin. Zangbeto représente, les forces de la nature et de la nuit. Il joue dans la société le rôle de gardien de la nuit. Les porteurs de masques appartiennent à une société secrète et leur identité est inconnue des non-initiés; le masque devant rester une entité indépendante ayant sa vie propre. Le culte et le spectacle zangbéto  fait partie intégrante du Vaudoun car lors de ces spectacles le visiteur peut assister, vivre  les phénomènes paranormaux de la manifestation du dieu qui habite le masque zangbéto. Ils peuvent par exemple faire danser la paille sur un fleuve...http://pagesperso-orange.fr/voyages-aventures/voyagesaventuresplus/benin/benin%20vaudou_small.JPG









Le spectacle Egoun ou Kouvito

http://jerry.cowblog.fr/images/egun.jpgLes Egouns ou kouvitos représentent les esprits des morts de la famille. Ils ont une place de choixhttp://jerry.cowblog.fr/images/spectacleegoun.jpg chez les Yoroubas. Ce sont des revenants qui viennent de l’au-delà lors des cérémonies et cultes. Ils sont vénérés et honorés. Lors de leur sortie des ils viennent résoudre les problèmes familiaux et ils offrent à la foule présente des spectacles et des danses fabuleuses. Nul n'a le droit de les approcher ou de les toucher à part les initiés. 

                             La danse des masques ou le spectacle Guèlèdè

http://jerry.cowblog.fr/images/guelede.jpgLa danse des masques communément appelée le guèlèdè est célèbre pour ses nombreuxhttp://jerry.cowblog.fr/images/1guelede.jpg masques polychromes. Le spectacle des masques sculptés ou guèlèdè se chante en langue Yoruba et retrace l’histoire et les mythes des peuples Yoruba-Nago. Il inclut un travail préalable d’artisanat : sculpture des masques et confection des costumes. Le masque guèlèdè est un masque sacré, sculpté dans le bois et porté sur le sommet de la tête. Les hommes qui portent ces masques sont vêtus de riches vêtements féminins et de grelots aux pieds et tiennent deux queues de cheval dans leurs mains. Les cérémonies ont lieu sur une place publique avec une maison à proximité où les danseurs s’habillent. Ce sont d’abord les chanteurs qui sortent, accompagnés du tambour, puis les danseurs, accompagnés d’un orchestre. Ces derniers portent un masque qui est la véritable expression d’une force vitale, où le geste et l’activité créatrice sont mis à l’oeuvre. Cette expressivité s’accompagne de la rondeur des contours et de la délicatesse du modèle. Ils ont tous des masques aux formes différentes et aux noms spécifiques. Chaque paire évolue seule imitant la démarche de certains animaux ou le vol de divers oiseaux. Le spectacle utilise l’ironie et la dérision, notamment les masques satiriques, pour dénoncer les comportements déviants. La vitalité extraordinaire des masques Yorubas ethttp://tbn3.google.com/images?q=tbn:6qJ7LhX3u2s-EM:http://www.windiabenin.com/wp-content/uploads/2009/02/danseur_guelede.jpg  leur dynamisme culturel ont permis la transplantation et la survivance de croyances africaines dans le nouveau monde : les descendants de ces masques se retrouvent au Brésil et à Cuba. Il faut signaler que le genre oral guèlèdè est classé patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’Unesco afin d’éviter la perte http://pagesperso-orange.fr/voyages-aventures/voyagesaventuresplus/benin/Benin%20masque%20gelede_small.JPGde ces savoir-faire traditionnels et pour le revitaliser.

                                   
        ARTS ET ARTISANATS DU BENIN
 

La Sculpture sur bois : Le travail du bois est l'œuvre des "Atinkpatos " (Tailleurs de bois) ; il était au temps des rois exclusivement  réservé aux sculpteurs professionnels, mais aujourd'hui tout homme peut le pratiquer. La sculpture sur bois avait jadis une signification religieuse : Les " botchios " ou statuettes protectrices, étaient des pièces de divination. Les statuettes de jumeaux , et les masques servaient de support au culte…  mais aujourd'hui les artistes  produisent  des objets décoratifs. L'art sacré c'est ainsi peu à peu convertit en un art profane, plus décoratif .


La Vannerie : Elle est partout présente ; elle offre un large éventail de produits indissociables du quotidien béninois : nattes, paniers, couffins, greniers. Elle fournit des ustensiles agricoles et domestiques. L'art de la vannerie est indifféremment pratiqué par les hommes et les femmes.

La Potterie : L'usage de la terre cuite apparaît dans toutes les régions du pays. La technique artisanale ancestrale s'est développée mais reste présente et  vivante dans les villages béninois. Elle fournit à la fois des objets utilitaires, des objets rituels et des objets de décoration. Les femmes du septentrion,  au nord du pays sont les déposiatires de cet art. Leur maîtrise de la potterie témoigne de la beauté de leur art.

Le Tissage : La tradition du tissage est bien installée au Bénin malgré l'introduction tardive du coton dans le pays.
Le tissage au Bénin n'est pas une activité exclusivement masculine, aucune discrimination n'est faite quant au sexe dans la pratique de cet art.
Deux sortes de métiers à tisser sont utilisées au Bénin, mais le plus souvent, les hommes utilisent le métier horizontal soudanais. 


La Forge :Les objets de forge les plus connus du Bénin sont les statuettes de cuivre d'Abomey. Elles sont exécutées par la technique dite à " cire-perdue ". Le modèle est fait en cire ; il est ensuite entouré d'un moule d'argile, dans lequel une petite ouverture est laissée. Le moule une fois sèché, on fait fondre le cire et le modèle se retrouve ainsi en creux à l'intérieur du moule. Le cuivre, en réalité du laiton fondu dans un creuset est coulé dans le moule. Après refroidissement, le moule est brisé. Cette technique se retrouve en de nombreux point de l'Afrique occidentale. Son introduction dans le royaume du Danxomè se situe à une période non encore élucidée. 
Une autre technique utilisée par les forgerons de la cour des rois d'Abomey est le travail de fer forgé : les forgerons fabriquent des statues en fer ; ce sont des statues creuses formées de plaques fixées par les rivets ou par insertion dans une rainure. On peut citer en exemple la statue du dieu Gu, possession du musée de l'homme, actuellement en exposition au Musée du Louvre.

A Cotonou, le rotin et le bambou se déclinent sous une multitude de formes pour se plier aux envies des artisans qui en font des tables, fauteuils, bibliothèques et berceaux. Les meubles fait de lianes et nerfs de cocotiers c’est le bon plan quand on ne veut pas trop dépenser pour avoir du beau !
A cela il faut ajouter la peinture de tradition plus récente. Cet art qui se développe dans le pays avec une forte personnalité des artistes nationaux connaît un très grand succès.



Publié par jerry

Mercredi 17 juin 2009 à 21:26


http://jerry.cowblog.fr/images/1002468.jpg
DECOUVRIR LE BENIN TOURISTIQUE

Le Benin possède d’énormes potentialités touristiques réparties sur l’ensemble de son territoire.
Dans le Sud, Cotonou la porte d’entrée du Bénin, offre à ses visiteurs le charme d’une petite ville africaine, cosmopolite mais hospitalière, chaleureuse et multicolore.
On peut voir à Cotonou, le marché Dantokpa grande foire nationale et sous-régionale, le port de pêche animé presque 24h sur 24 par ses hardis pêcheurs et leurs clients ; le centre de promotion de l’artisanat, les églises et mosquées, les clubs et discothèques.
Ville de bord de mer, Cotonou dispose de près de 10 Km de plage au sable fin. La flânerie dans les quartiers populaires permet d’être en contact direct avec ses charmantes personnes que sont les Cotonois.
A 18 Km de Cotonou, les villages lacustres de Ganvié. So-ava, So-Tchanhoué sont une attraction de premier ordre.
Plus loin, Ouidah la ville musée, Possotomé la cité thermale, Abomey la Royale, Porto-novo la ville aux trois noms, et Kétou la citadelle aux masques sont autant de choses à voir absolument dans la partie méridional du pays.
Dans le Nord, Parakou l’ancienne escale caravanière et Djougou la ville carrefour sont avant d’atteindre un peu plus haut vers l’ouest la grande réserve de la Pendjari où s’ébat toute la faune africaine. La visite non loin, de Natitingou ; des tatas sombas, véritables châteaux forts en miniature et des cases Tanékas et tanékas koko, offre l’occasion d’apprécier le génie architectural des peuples montagnards de cette région du Bénin.
Dans le septentrion Kandi la porte du sahel offre l’entrée sur le parc transfrontalier du W, patrimoine mondial de l'unesco.A partir du village de Alfakoara porte d'entrée du parc vous pouvez observer des éléphants. Ce parc est le plus grands d’Afrique de l’ouest à cheval sur trois pays (Bénin, Niger, Burkina) il offre à ses visiteurs un  safari
exceptionnel.
Le Bénin offre en plus de ces merveilles, un climat chaud et ensoleillé, et un environnement sain et vivifiant.


 

Publié par jerry

Jeudi 18 juin 2009 à 20:53


LE BENIN ET SES GRANDES VILLES

 
COTONOU ...........................1,5 million d'hab.
L'origine de Cotonou est lié à l'esclavage ( kou-tounou, le nom précolonial de la ville signifiait: "l'embouchure du fleuve de la mort"). Fondée en 1830 sous le règne du roi Ghézo, la ville, à l'origine un simple marché d'esclaves, commerce pendant des décénnies avec les traitants et négriers européens qui viennent par milliers en mer sur les côtes de la ville. Après l'abolition de l'esclavage, et à la fin de la colonisation, elle se développe très rapidement au détriment de ses voisines Ouidah et Porto-novo pour devenir la capitale economique où se concentre toutes les activités économliques du pays. Un sommet de la francophonie y a d'ailleurs été organisé, l'imposant centre de conférence de la francophonie et le Novotel au bord plage ont été pour l'occasion et tout récemment en 2007 Cotonou a abrité un sommet extraordianaire de la CEN-SAD, la communauté des Etats sahélo-saharien.
Cotonou, n'est pas la capitale administrative mais reste la plus grande ville du pays. Un simple coup d'oeil des hublots d'un avion qui survole la ville suffise pour admirer quelques monuments pharaoniques, comme la place de l'étoile rouge.   
Cotonou, est une ville rigoureusement organisée par un quadrillage minitueux de rues piétonnes. Pourtant quand vous entrez à Cotonou, vous êtes d'abord ahuri par les circulations  notemment par les Zémidjans (taxi-moto). 
Mais l'image réelle de Cotonou est celle d'une ville , attrayante et hospitalière aux populations chaleureuses. Il suffit de marcher dans les rues de Cotonou pour se rendre compte de la sympathie des cotonois, surtout des cotonoises qui avec leur charme et leur sourire font la réputaion de cette grande cité qu'est Cotounou la belle. 


 La Place de l'Etoile rouge à Cotonou vue d'en hauthttp://47.img.v4.skyrock.net/47f/biglif/pics/1061290558.jpg                                                                                              


Ce  monument pharaonique est un carrefour et pas des moindres, c'est le plus grand de tout le pays.
http://benintourisme.com/wp-content/uploads/2008/10/place-etoile-rouge-cotonou.jpg Situé au coeur de la ville, il donne sur 5 grands axes routiers de la ville. Le soir, la Red star  devient un nid où les amoureux viennent s'asseoir  roucouler et pour passer du beau temps.
Nice..........!
 
 
      
Toujours l'étoile rouge
http://47.img.v4.skyrock.net/47f/biglif/pics/1061281464.jpg
 

Publié par jerry

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