jerry

Le Benin....une terre, un peuple, un pays à découvrir!

Jeudi 28 mai 2009 à 21:13

Histoire du Béninhttp://jerry.cowblog.fr/images/lebenin.jpg

Origine et histoire du royaume du Danxome :

L’histoire précoloniale du Danxome, (actuel Bénin) débute à l’époque ou de puissants royaumes et clans se partageaient les territoires du Sud au Nord. Au temps où de puissants rois et princes régnaient à Nikki, Kouandé, Kandi, Abomey, Ouidah, et Poto-novo.
L’origine du royaume du Danxome remonte au XVI e siècle avec l’arrivée de populations venus de Tado, village situé sur les rives du fleuve Mono à l’est de l’actuel Togo, venus s’installer à Allada. Tous seraient descendants de la            
princesse Aligbonon fille du roi de Tado. La légende raconte qu’une fois la princesse, allant chercher de l’eau au marigot avec ses compagnes virent surgir une panthère. Apeurés toutes les compagnes s’enfuient laissant toute seule la princesse. La bête ne lui fit aucun mal.                                                        

Le temps passe et dans la cours royale, de nombreuses rumeurs étranges courent et circulent. Quelques mois plus tard, le ventre de la princesse Aligbonon se mit à pousser et elle donna naissance à un garçon qu’elle appela Agassou. Elevé à la cour du roi de Tado, Agassou devint très vite, un homme grand, endurant, fort, velu de poil roux, aux ongles longs. L’histoire, retint que ce furent ses descendants, auteurs de querelles et de zizanie dans le royaume de Tado, qui exilés, s’enfuient et vinrent s’installer à Allada  fonder, le nouveau royaume d’Allada.
Le royaume grandit et prit de l’importance, puis un peu plus tard une querelle éclata de nouveau entre les princes du royaume qui se disputaient à nouveau la succession du trône ; Ils se dispersèrent donc chacun vers Porto-novo, Ouidah et Abomey pour fonder chacun leur royaume. Plusieurs royautés se développèrent donc ainsi. Voulant chacune conquérir de nouvelles terres et étendre aux voisins leur hégémonie, les quatre royaumes frères (Ouidah, Allada, Porto-novo et Danxome) bien qu’ayant de nombreuses origines communes : l’ancêtre commun la princesse Aligbonon, le fon comme ensemble linguistique et le Vaudoun comme religion commune, les quatre royaumes frères devinrent très tôt rivaux. Le royaume le plus puissant, le plus craint et le plus actif fût très tôt celui du Danxome dont la capitale était Abomey.
Le premier roi du Danxome fut Houégbadja. Arrivé dans les régions d’Abomey, pour fonder son royaume l’ingénieux roi, usa de ruses et conseilla à son fils Houessou d’aller demander une terre à Dan, le chef de la tribu autochtone. S’il refuse et viole la loi de l’hospitalité, ce serrait un motif valable pour lui déclarer la guerre. Mécontent Dan accepte malgré lui, et lui cède une part de ses terres. Peu de temps après Houégbadja remplit sciemment
sa maison d’amis et de proches. Il n’y a donc plus de place pour tout le monde. Houessou retourne donc voir Dan, pour cette fois lui exiger d’autres terres. Furieux, Dan lui demande par moquerie s’il veut construire dans son ventre. Houessou se fâche et pour nettoyer l’affront, tue Dan et en effet enfonce dans son ventre le premier pieu devant supporter sa case. Cette maison devient << Dan Homé ou Danxome >> qui étymologiquement veut dire dans le ventre de Dan, expression transformée plus tard en Dahomey, nom colonial de l’actuel Bénin.
Après de longues guerres et conquêtes au fils des années, le royaume du Danxome très structuré, acquiert une certaine notoriété, étend son influence sur ses voisins, contrôle les côtes et impose des impôts, et tribus aux autres royaumes et clans passés sous sa tutelle.
A l’arrivée des européens au 17e siècle, les échanges commerciaux commencent entre le puissant royaume du Danxome et les portugais. Les portugais qui furent les premiers à fouler les côtes de Ouidah au 15e siècle y construiront en 1721 le premier fort San Juao de Batista. Ensuite s’en suivront les Français, les Anglais, les Danois, et les Hollandais.
Le commerce triangulaire devint très vite florissant. Les esclaves capturés par les royaumes du Danxome et ses voisins étaient vendus ou échangés contre des marchandises (miroir, étoffe, alcool…et autres pacotilles)

C’est ainsi donc qu’à cette époque le tout-puissant roi du Danxome a le monopole de la traite négrière et commerce avec les français, établis à Ouidah, et les portugais réinstallés eux à Porto-novo (ville baptisée ainsi, pour sa très forte ressemblance avec la ville portugaise de Porto). La traite prit de l’ampleur avec Chacha Francisco Félix De-souza ancêtre de la célèbre famille négrière afro-brésilienne De-souza de Ouidah, et intermédiaire du roi du Danxome auprès des négriers. Ce commerce ignoble et honteux durera plus de cinq siècles. On estime à plus de quinze millions le nombre de personnes déportées en Amérique et qui furent astreintes à travailler dans les plantations de canne.

( Un guerrier danxoméen) 
http://47.img.v4.skyrock.net/47f/biglif/pics/1276195042.gif                                                                    La colonisation

Après l’abolition de l’esclavage, en 1848, la France, alors puissance coloniale en 1851 montante commence ses manœuvres pour s’implanter définitivement.
Profitant de la naïveté du roi Glélé qui accepte signer des accords commerciaux, les français en profitent pour installer à Cotonou, une garnison, ils instaurent des droits de douane, contrôlent tout le commerce. En 1885 à Berlin lors de la balkanisation de l’Afrique la France, l’Allemagne et la Grande-bretagne se partagent les côtes du golfe de Guinée.
Jusque là les relations entre la France et le royaume vont pour le mieux, le roi Glélé est très malade, quand le docteur Jean Bayol représentant de la France vient à Abomey pour obtenir des garantis à propos de Cotonou et Porto-novo et faire cesser les sacrifices humains. Glélé est mourant, le trône est vacant le prince Béhanzin assure alors la régence. Béhanzin qui remplace le roi reçoit mal Bayol et refuse de lui accorder ce qu’il demande. Bayol furieux et mécontent retourne à Cotonou, préparer la guerre au Danxome.
Quelques jours plus tard le roi Glélé meurt en 1889. Son fils Béhanzin
se fait introniser, le nouveau roi est énergétique fort et se considère comme un très grand roi que les blancs doivent respecter. Béhanzin digère mal la présence gratuite des français sur les côtes. Béhanzin accepte d’accorder à la France, le droit de faire du commerce à condition de lui payer 20.000 francs par an. Mais il refuse de leur céder Ouidah. Le gouvernement français n’est pas satisfait. Si Béhanzin continue d’acheter des fusils et d’entraîner ses guerriers, la France, elle de son côté, se prépare à reprendre la guerre et construit un wharf (une grande jetée portuaire) pour débarquer des soldats dans les régions  d’Abomey. Suite après ce paragraphe...                                                                                                                                                                     (Une amazone danxoméenne)
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* Aspects culturels:
(Le sang, les morts et les puissance de l'au-delà était utilisé lors des cérémonies et grandes festivités royales. 
Le culte des morts était soumis à la hiérarchie: si le mort était pauvre, on le jetait dans la brousse en pâture aux fauves; s'il était riche, on lui rendait de grands honneurs et hommages; sa fosse était creusée sous son lit mortuaire et, dans un passé reculé, on égorgeait un enfant sur sa tombe pour apaiser Liba, le gardien des morts. Les obsèques des rois étaient accompagnées de massacres. On immolait sur leur tombe des hommes et des femmes destinés à leur servir de serviteurs et d'épouses dans l'autre monde. D'ailleurs, les Dahoméens ne craignaient pas la mort; ils croyaient si complètement à l'immortalité de l'âme qu'ils considéraient la mort comme le passage à une vie plus réelle et éternelle. Pour s'entretenir avec ses ancêtres, le roi tuait jadis de ses mains un homme dont famille était très honorée de voir choisir comme ambassadeur du roi. A intervalles réguliers des rituels de moindre ampleur comportaient également de tels sacrifices. Le but étant en quelque sorte de renouveler le "personnel" des anciens souverains. Les gens immolés sur les tombeaux étaient munis d'une bouteille de tafia et de cauris pour s'assurer les frais du voyage.
Au Dahomey, les femmes étaient libres de pratiquer les métiers des hommes, elles prenaient part au gouvernement et étaient associées à l'armée. Cependant, une fois mariées elles 
devenaient la propriété du mari qui les achetait.)

Suite:La guerre éclate entre le Danxome et la France. La politique du diviser pour mieux régner paye, ainsi le roi de Porto-novo soutient les colons et la France lui garantit le protectorat. L’armée française forte de 3000 mille hommes expérimentés est commandés par le brillant colonel Dodds, un métisse sénégalais. Malgré une résistance acharnée du roi Béhanzin et de
   
ses braves amazones les Français arrivent aux portes d’Abomey. Béhanzin ne veut pas que le précieux palais où reposent ses ancêtres tombe aux mains des Français.            
       
Portrait du roi Béhanzin                                                                                                                                                                                                   

http://jerry.cowblog.fr/images/427573504.jpgIl fait enlever les trésors et incendie le palais d’Abomey. Il va trouver cachette dans les grottes souterraines d’Agongouinto avant de fuir dans la brousse au-delà du Zou, et va se réfugier à Atchérigbé,                           dans les régions de Dassa-zoumé avec quelques compagnons fidèles continuer la lutte. Le général Dodds entre à Abomey où il fait hisser le drapeau français. Il reconnaît le courage de Béhanzin, cependant il lui arrache le trône et place le royaume d’Abomey sous protectorat français.
Plusieurs mois durant les Français, poursuivent Béhanzin sans pouvoir l’arrêter. Ils arrêtent ses parents et proches pour l’obliger à se livrer. Pour mettre fin aux souffrances de son peuple, Béhanzin va de lui-même se rendre au général Dodds. On le conduit en Martinique, puis à Blidah en Algérie où il meurt en 1906.
Pendant les années suivantes, la conquête de l’actuel nord va se poursuivre sous les commandements du gouverneur Victor Ballot. Les français se confrontent à de nombreux soulèvements et rébellions de hauts dignitaires bariba notamment celle de Bio Guèra dans le Borgou, et celle des Bètamaribè de l’Atakora dirigé à leur tête par Kaba. Les troupes françaises remportent non, sans difficultés, mais parviennent à écraser toutes les rébellions jusqu’à la dernière entraînant ainsi la chute du royaumes Batombu de Nikki et de Kouandé.
 Le 22 Juin1894, Français, Anglais et Allemands s’entendent pour déterminer les frontières du Togo, du Dahomey et du Nigeria. Ainsi donc le Dahomey devient, colonie du Dahomey et dépendance.


Le Bénin : Des indépendances à la Démocratie
                                                                                                                                                                                                           
 Après 1946, avec la montée en puissance des mouvements nationalistes et patriotiques notamment l’intelligentsia, l’influence des gouverneurs commence à diminuer. Les Dahoméens participent de plus en plus à la direction du pays grâce à l’action du général de Gaulle qui, à la conférence de Brazzaville, a promis des changements intéressants dans l’administration des colonies.                                                                    

Le 1er Août 1960, l’indépendance du Dahomey est proclamée. Jour mémorable, le pays devient république du Dahomey. Le 30 Novembre 1975 le Dahomey, change de nom et devient République Populaire du Bénin sous le régime socialiste du président Mathieu KEREKOU. En 1990 après la conférence des forces vives de la nation, il est battu par le Président Nicéphore SOGLO, qui serra à son battu en 1996 par KEREKOU l'ancien homme fort du pays, qui gagnera successivement les deux élections suivantes. Ne pouvant briguer un autre mandat du fait de son âge limité par la constitution du pays il laisse le pouvoir à la place de 26 candidats au présidentiel du5 mars 2006. Yayi Boni remporte les élections et devient alors le nouveau président de la république, déclaré pourtant outsider face à Adrien Houngbédi. Plus de deux ans après  l'élection du président Boni Yayi les résultats de son gouvernement évolus en dent de scie. En 2011 au prochaine présidentiel, il devra convaincre les béninois de lui laisser une seconde chance.

Publié par jerry

Mercredi 3 juin 2009 à 21:37

Le Bénin est le berceau du Vaudoun, culte voué à un ensemble de divinités présentent partout et en toute chose. On retrouve aujourd’hui le culte dans nombre de pays notamment aux Antilles, au Brésil, au Cuba et en Haïti ou il s’est fait importé avec l’arrivée des esclaves pendant la traite négrière.
Pour les Adjas, les fons et selon la conception africaine du métaphysique, il existe trois mondes: le macrocosmos (ou macrocosme) propre à Dieu et aux ancêtres, le mésocosmos (ou mésocosme, monde des esprits) puis le microcosmos (ou microcosme, le monde des humains). Ce dernier comprend aussi les végétaux, les minéraux et les animaux doués d’un esprit vital.
Au Bénin, la religion dominante est l’animisme. Le commun des béninois reconnaît l’existence d’un être suprême Dieu.
Dieu, a plusieurs appellations. Il est appelé Mahou, chez les Fons et Adjas. Les Dendis l’appellent Irikpe, les baribas l’appellent Goussounon et les Yoroubas l’appellent Olohoun.
Pour les communautés Fons et Adjas Dieu ou Mahou est l’être suprême au dessus de tout. Il est le créateur et conservateur de l’univers visible et invisible (Gbêdoto). Ce Dieu est tellement élevé qu’on prononce rarement son vrai nom DADA SEGBO.
Lui seul a le pouvoir de vie "Gbê". Il donne la vie aux hommes et les envoie sur terre livré à eux-mêmes. Ils doivent affronter et résoudre les problèmes matériels, spirituels qui se posent à eux. 
Dieu ou Mahou n’a besoin de rien, surtout pas des hommes. Il manifeste sa permanence par une sorte de délégation de pouvoir à ses fils et filles à travers : les dieux, les génies (Aziza ou Yê) et divinités secondaires appelés Vodoun. 
Mahou l’être infini, immense et immuable a donc créé et donné le vodoun aux hommes pour leur servir d’intermédiaire entre eux et lui. Le vaudoun se révèle être alors un des plus cadeaux que Dieu « Mahou » ais donné à l’espèce humaine. Le vaudoun est donc un cordon ombilical éternel entre Dieu et ses fils les hommes.
Le vaudoun serait donc un dont de Dieu, l’émanation du Dieu créateur. La preuve indéniable de l’amour de Mahou pour Gbêto, l’homme son fils. C’est donc au Vaudoun que les hommes doivent se confier, adresser leurs prières et leurs offrandes.
Qu’ils soient sur terre, dans les airs, dans les eaux ou dans les cieux les vaudouns se présentent et se représentent soit par:
- l’incarnation de certains animaux, soit par des personnifications de phénomènes ou calamités naturelles, soit par des génies protecteurs, des esprits maléfiques, ou soit par l’esprit des ancêtres et défunts de la famille. Les cultes voués au mort font en effet parti intégrante de l’univers du vodoun.
Les béninois considèrent et conçoivent donc la vie "Gbê"comme, un champs de bataille, magnétique et physique, une jungle sauvage, une foret vierge de force vitale et maléfique au cœur duquel "Mahou", Dieu aurait plongé "Gbêto" son fils. L’homme doit donc lutter contre ces forces. Et pour ce, il a besoin d’être initié.
Soucieux et préoccupé par la survie et les problèmes auxquelles étaient confrontés l’homme, Dieu lui a donné à travers le Vodoun, la délégation de certains de ses pouvoirs, pour le solliciter, pour capter, dompter, exploiter, diriger, maîtriser, et neutraliser toutes les forces de la nature et ce avec les éléments composants la nature elle-même à savoir: l’eau, la végétation, l’air, la faune, la terre et le feu.
L’homme étant un être de passage entre la vie et la mort, un passant sur cette terre, dans ce micro monde, pour donner un sens à sa vie il va se tourner vers le macrocosmos et le mésocosmos.

Malgré la grande expansion des religions exogènes importées dans le pays, le vodoun occupe toujours une place très importante dans la vie religieuse du pays, au point même que les adeptes d’autres religions (chrétiens et musulmans) participent chaque année aux grandes fêtes traditionnelles officielles vaudoun qui se déroulent en Janvier de chaque année.
Le culte du Vodoun est si envahissant qu’il n’inspire pas celui qu’on rend à Dieu, ou Mahou. Même si, l’homme (les adjas et fons) ont constamment sur les lèvres, le nom de Dieu (Mahou), il s’attache davantage à arranger les relations avec le vodoun, qui est l'interlocuteur immédiat de l’homme auprès des dieux. Ainsi donc l'homme qui est en perpétuel quête de santé, de fécondité, de prospérité et de paix doit obligatoirement faire recours au vodoun.
Tout ceci, justifie le syncrétisme religieux des Béninois. Bien qu’étant chrétiens ou musulmans ils peuvent effectivement pratiquer avec tact et habileté, le culte vaudoun.
Christian Dedet dans son livre Au royaume d’Abomey, relate ses propos d’un béninois qui cachait sous son lit nombre de fétiches et gris-gris:<<Quand je vais a la messe, c’est pour pouvoir gagner le ciel; ce que j’ai sous le lit, c’est pour me protéger sur cette terre. >>
En effet au Bénin, le syncrétisme religieux est un phénomène fortement encré dans les mentalités. On peut bien sortir de la mosquée ou de la messe du Dimanche matin et se rendre chez son féticheur <<bokonon>> pour renforcer et accompagner les prières de l’église ou de la mosquée.
Les dieux Vodoun forment un panthéon riche de plusieurs divinités, très organisé et hiérarchisé. Chaque vodoun a ses symboles qui lui sont propre et spécifique. Ce n’est pas le symbole que les adeptes ou vodounssi vénèrent, mais l’esprit qui incarne ce dernier.

*Les vodounssis: Ce sont les adeptes (hommes et femmes) du vodoun. Ce sont des hommes et des femmes qui se consacrent entièrement au dieu vodoun. Ils ont le privilège d’être possédé par le dieu.

*Le Bokonon: c'est le prêtre vodoun. Le charlatan et le guérisseur tout à la fois. Il est investit de certains pourvoir mytiques dont lui seul détient les secrets.

*Mahou: représente Dieu, l'être suprême, le Dieu des dieux.

Quelques divinités populaires du Bénin :

http://tbn0.google.com/images?q=tbn:DU6c-6vGN9IMoM:http://www.masque-africain.com/masque-art-afrique/mami-wata/mamiwata.jpgMamy-water: La déesse des eaux
Encore appelée Yémandja au Brésil, la déesse des eaux est représentée par une belle sirène aux longs cheveux. Elle est aussi parfois représentée par un monstre tantôt bicéphale ou tricéphale. Mère de toutes les richesses maritimes, elle offre sa protection et donne fortune, bonheur et prospérité à tous ceux qui ont la foie et le courage d’aller à sa rencontre au bord des plages au milieu de la nuit. En échange on fait des offrandes à la divinité et on lui donne des parfums et poudre. 
Mamy-water est une déesse très crainte et vénérée. On lui attribut entre autre les morts par noyade et le triste sort des personnes miséreuses et pauvres qui lui aurait promis de respecter ses recommandations et interdits et qui ne les aurait pas fait.


http://tbn1.google.com/images?q=tbn:OnWlNr1li4yoqM:http://www.quaibranly.fr/typo3temp/pics/0332531421.jpgGou: dieu du fer

Il est symbolisé par des morceaux fer ou un tas de ferraille. Protecteur des nouveaux circoncis, Gou est le dieu de tout ceux, qui sont au contact quotidien du fer. Il s’agit des forgerons, des chasseurs, guerriers, bouchers, chauffeur d’automobile, et des mécaniciens… Gou est un vaudoun très craint au Bénin. Un serment fait en portant un objet en fer sur la langue, évocation du dieu Gou, est digne de foi, il équivaut a ce que ferait le musulman en jurant sur le coran. On la rencontre aux devantures des maisons, dans les forges.
Sa colère provoque des accidents mortels et sanglants. Pour bénéficier de la protection du dieu Gou, on lui sacrifie souvent un coq au plumage de préférence rouge vif pour évoquer son goût du sang.

http://tbn2.google.com/images?q=tbn:HVnC8iL_GDDkZM:http://www.verdan.ch/verdan-image-traversee-mondes2-2.jpg



Sakpata: dieu de la terre

Il est le dieu le plus craint au Bénin. Le symbole de Sakpata est "la jarre trouée" qui rappellent les taches indélébiles laissées par la variole sur le corps des victimes.




http://tbn3.google.com/images?q=tbn:synfWRyeetELPM:http://www.arts-primitifs.com/shop-africain/product_thumb.php%3Fimg%3Dimages/06_10/IMGP7270.jpg%26w%3D120%26h%3D160

Shango ou Hêviosso: dieu du tonnerre
Dieu du tonnerre et de la foudre Shango ou Heviosso est un dieu justicier. Divinité très populaire au Bénin il châtie par foudroiement les voleurs, et les malfaiteurs. L’emblème du dieu Shango ou Sakpata est la double hache stylisée. Un emblème qui rappelle fortement la hache bipenne de Zeus, dieu du tonnerre, dans la mythologie grecque, a remarqué Pierre Verger.   http://tbn0.google.com/images?q=tbn:381koxiV8MlSMM:http://www.ibidoun.de/icons/sakpata_dancers.jpghttp://tbn3.google.com/images?q=tbn:z6P3I-Me0RcLiM:http://benintourisme.com/wp-content/uploads/2008/10/danse-sakpata02.jpg                                                                                            http://tbn0.google.com/images?q=tbn:k3Is2RT-pS4PeM:http://superabel.files.wordpress.com/2009/03/vodun1.jpg
                                                                                                           http://tbn2.google.com/images?q=tbn:ga2GiBOEgByVrM:http://lh4.ggpht.com/_UqcSkfSx0U4/SW9OaXRXJ0I/AAAAAAAABzc/dWN7rBoEUlU/vaudou%2Bporto%2B170.jpg                                                                                                                                          
                                                                              Adeptes de Sakpata                                                                                                                                                                                                
- Le catholicisme, et le protestantisme  environs 30%

- L'islam: 20%

- Anémisme: 60%


La religion tient une grande place dans la vie des populations Béninoises. Elle renforce l’intégration, l’intégrité et le statut d’un individu dans sa communauté. Il existe au Bénin plus d’une quarantaine de divinités. Ceux cités ci-dessus ne sont que quelques uns.

 

Publié par jerry

Jeudi 4 juin 2009 à 20:21

                 MOEURS ET COUTUMES DU BENIN 

La polygamie : Phénomène incompréhensible et inacceptable aux vues des occidentaux, la polygamie est bien présente et domine encore au Bénin. L’islam est le premier facteur de croissance et de progression de la polygamie. On dit souvent que le premier mariage est imposé par les parents et que le second est un véritable mariage d’amour.
Qu’en est-il alors du troisième, du quatrième ou encore du cinquième ? Les raisons sont souvent diverses et multiformes. Bien qu’étant interdit depuis 2005 par le code de la famille, la polygamie n’a pas pour autant regressée. Chose surprenante, on rencontre des femmes célibataires qui l’encouragent.
D’ailleurs les premières épouses, elles revendiquent carrément la polygamie au sein de leur famille. Car disent-elles si tout le monde pense que la polygamie est une catastrophe dans les ménages, eh bien! Il n’en est rien dans le mien. Ma coépouse est, reste et restera mon alliée, ma sœur et ma meilleure complice.
De tels propos au vue d’une femme occidentale sont inconcevables et scandaleux n’est-ce pas ? Oui ! Mais l’évidence est que tout les ménages polygames ne sont pas des foyers de tensions, ils sont par moment le paradis et le bonheur pour cette famille.
La coépouse à ma mère ferait n’importe quoi pour moi affirme certains enfants. C’est ma deuxième mère, elle ferrait tout ce que ma véritable mère ferrait pour me sauver si j’avais des problèmes. Elle pourrait donner sa vie pour moi. C’est ma deuxième mère…. Qu’est ce qu’il y a de plus normal que d’avoir deux mères magnifiques prêtes à tout pour moi…rétorque certains gamins.
Malheureusement la polygamie dans tous les foyers béninois n’est pas synonyme d’euphorie. Il s’avère des fois être pour certaines femmes un enfer et pour certains foyers, un vent très violent qui entraine fréquemment des ouragans parental aux conséquences trop lourdes. C’est pourquoi, les jeunes commencent à se rebeller un peu contre. En effet soit c’est qu’ils aient vu, vécu ou assisté à la souffrance de leur mère, soit c’est que enfants ils aient été au cœur des conflits entre coépouses. Les jeunes très souvent influencés par le mode de vie occidental veulent bousculer et changer les donnes de la société ; C’est pourquoi de plus en plus ils évitent et luttent ardemment contre la polygamie.

Le lévirat : Coutume ancestrale et très rependue dans le sud du Bénin, la pratique du lévirat tend de plus en plus à disparaître. Mais elle est bien présente et enracinée dans les localités enclavées et dans certaines communautés et contrées
reculées du pays. A la différence du lévirat hébraïque, le frère du défunt peut épouser la veuve, quand bien même celle-ci aurait eu des enfants avec la personne défunte. 

Le mariage et la dot :
Une fois, la future fiancée connue de ses beaux parents, le représentant de la famille de l’homme envoie des cadeaux et la dot préétablit par les parents de la fiancée ; composé très souvent de pagnes, de liqueurs, de vin de palme… et de colas( pour donner un cachet solennel à l’événement). Ainsi les deux familles feront connaissance mais en l’absence du fiancé qui n’y assistera pas.
La promise recevra de précieux conseils de sa belle mère. Et l’union des futurs mariés sera approuvé par les deux familles.

La naissance : Evènements grandioses et de grandes euphories, dans les familles béninoises, les naissance sont topujours, des moments privilégiés et des temps forts. 
Après la naissance, la maman restera 4 semaines isolée de son mari. Si elle est à son premier geste, sa mère à elle la rejoindra et s’installera chez elle pendant près de 2 à 3 mois pour l’aider à prendre soin du petit fils (le nouveau né).
Le (s) prénom (s) seront donnés à l’enfant quelques jours après sa naissance lors de son baptême ( très souvent 2 prénoms ; l’un français et l’autre indigène) Ex : Codjo François.
S’en suivent les festivités, célébrées en grande pourpre, les vieux et les femmes âgées (sages) porteront l’enfant et lui ferront des prières et louanges pour implorer Dieu de lui assurer un avenir radieux, et un parcours exceptionnel et sans embuches tout au long de sa vie.

Le décès : Au Bénin, lorsque quelqu’un décède, tous ses parents et connaissances doivent cotiser, faire le déplacement et participer à ses funérailles  aux sacrifices et cérémonies qui lui seront rendus. Les béninois vouent aux morts des cultes fantasmagoriques et spirituels (la nécromentie). Plusieurs cérémonies se succèdent à plusieurs jours d’intervalles, coûtant souvent cheres (nourriture, danseurs, locations de sièges pour asseoir tout le monde, boissons…)

Ces dépenses sont souvent onéreuses. Il faut si cela est nécessaire se cribler de dettes pour pouvoir enterrer convenablement un parent. Sinon l'on devient la risée de toute la communauté.

L’héritage : Comme dans la plupart des pays africains, les femmes n’y ont souvent pas droit. . Les femmes à priori ne peuvent avoir droit qu’au bien de leur mère, mais ont ne leur laissent très souvent que la garde robe, les pagnes, les souliers, et les objets d’utilisations quotidiennes.
 Elles n’ont d’ailleurs pas droit aux propriétés et aux biens terriens, ni aux biens immobiliers, qui très souvent dégénère en de véritables batailles juridiques entres les frères





Publié par jerry

Mardi 9 juin 2009 à 18:26

LE PATRIMOINE CULTUREL DU BENIN
 
 
Le patrimoine culturel béninois recouvre de monuments et sites de tout genre  : palais royaux, habitats traditionnels, temples et forêts sacrées, anciens Forts coloniaux, comptoirs commerciaux, et curiosités architecturales (tata somba), bâtiments coloniaux et afro-brésiliens, danses et spectacles folkloriques notemment le (Guèlèdè), patrimoine mondial de l’unesco. 
C'est un patrimoine multiple et très riche.
Le patrimoine culturel béninois demeure le dépositaire d’une parcelle de l’âme des peuples du Bénin il constitue le socle profond sur lequel peut se bâtir le développement socio-économique et écotouristiques des communautés nationales du pays. 
Le Bénin dispose de six musées publics répartis à travers le pays et sous la tutelle de la Direction du Patrimoine Culturel.
- Musée historique d'Abomey 
- Musée d'Histoire de Ouidah
- Musée Honmè de Porto-Novo
- Musée Ethnographique " Alexandre Sènou Adandé "
- Musée de Plein Air de Parakou 
- Et, le Musée Régional de Natitingou 
Mais la fondation Zinsou, reste le premier label de promotion des œuvres artisanales et culturelles du pays. Fondation privée créée en 2005, la fondation Zinsou veille à la sauvegarde et à la promotion du patrimoine culturelle béninois.


A VOIR
  absolument



http://47.img.v4.skyrock.net/47f/biglif/pics/468784860.jpgLa sortie des masques Zangbeto: grands masques couverts de paille colorée, lehttp://jerry.cowblog.fr/images/zangbe.jpg Zangbéto  est un spectacle à ne pas manquer quand on visite le Bénin. Zangbeto représente, les forces de la nature et de la nuit. Il joue dans la société le rôle de gardien de la nuit. Les porteurs de masques appartiennent à une société secrète et leur identité est inconnue des non-initiés; le masque devant rester une entité indépendante ayant sa vie propre. Le culte et le spectacle zangbéto  fait partie intégrante du Vaudoun car lors de ces spectacles le visiteur peut assister, vivre  les phénomènes paranormaux de la manifestation du dieu qui habite le masque zangbéto. Ils peuvent par exemple faire danser la paille sur un fleuve...http://pagesperso-orange.fr/voyages-aventures/voyagesaventuresplus/benin/benin%20vaudou_small.JPG









Le spectacle Egoun ou Kouvito

http://jerry.cowblog.fr/images/egun.jpgLes Egouns ou kouvitos représentent les esprits des morts de la famille. Ils ont une place de choixhttp://jerry.cowblog.fr/images/spectacleegoun.jpg chez les Yoroubas. Ce sont des revenants qui viennent de l’au-delà lors des cérémonies et cultes. Ils sont vénérés et honorés. Lors de leur sortie des ils viennent résoudre les problèmes familiaux et ils offrent à la foule présente des spectacles et des danses fabuleuses. Nul n'a le droit de les approcher ou de les toucher à part les initiés. 

                             La danse des masques ou le spectacle Guèlèdè

http://jerry.cowblog.fr/images/guelede.jpgLa danse des masques communément appelée le guèlèdè est célèbre pour ses nombreuxhttp://jerry.cowblog.fr/images/1guelede.jpg masques polychromes. Le spectacle des masques sculptés ou guèlèdè se chante en langue Yoruba et retrace l’histoire et les mythes des peuples Yoruba-Nago. Il inclut un travail préalable d’artisanat : sculpture des masques et confection des costumes. Le masque guèlèdè est un masque sacré, sculpté dans le bois et porté sur le sommet de la tête. Les hommes qui portent ces masques sont vêtus de riches vêtements féminins et de grelots aux pieds et tiennent deux queues de cheval dans leurs mains. Les cérémonies ont lieu sur une place publique avec une maison à proximité où les danseurs s’habillent. Ce sont d’abord les chanteurs qui sortent, accompagnés du tambour, puis les danseurs, accompagnés d’un orchestre. Ces derniers portent un masque qui est la véritable expression d’une force vitale, où le geste et l’activité créatrice sont mis à l’oeuvre. Cette expressivité s’accompagne de la rondeur des contours et de la délicatesse du modèle. Ils ont tous des masques aux formes différentes et aux noms spécifiques. Chaque paire évolue seule imitant la démarche de certains animaux ou le vol de divers oiseaux. Le spectacle utilise l’ironie et la dérision, notamment les masques satiriques, pour dénoncer les comportements déviants. La vitalité extraordinaire des masques Yorubas ethttp://tbn3.google.com/images?q=tbn:6qJ7LhX3u2s-EM:http://www.windiabenin.com/wp-content/uploads/2009/02/danseur_guelede.jpg  leur dynamisme culturel ont permis la transplantation et la survivance de croyances africaines dans le nouveau monde : les descendants de ces masques se retrouvent au Brésil et à Cuba. Il faut signaler que le genre oral guèlèdè est classé patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’Unesco afin d’éviter la perte http://pagesperso-orange.fr/voyages-aventures/voyagesaventuresplus/benin/Benin%20masque%20gelede_small.JPGde ces savoir-faire traditionnels et pour le revitaliser.

                                   
        ARTS ET ARTISANATS DU BENIN
 

La Sculpture sur bois : Le travail du bois est l'œuvre des "Atinkpatos " (Tailleurs de bois) ; il était au temps des rois exclusivement  réservé aux sculpteurs professionnels, mais aujourd'hui tout homme peut le pratiquer. La sculpture sur bois avait jadis une signification religieuse : Les " botchios " ou statuettes protectrices, étaient des pièces de divination. Les statuettes de jumeaux , et les masques servaient de support au culte…  mais aujourd'hui les artistes  produisent  des objets décoratifs. L'art sacré c'est ainsi peu à peu convertit en un art profane, plus décoratif .


La Vannerie : Elle est partout présente ; elle offre un large éventail de produits indissociables du quotidien béninois : nattes, paniers, couffins, greniers. Elle fournit des ustensiles agricoles et domestiques. L'art de la vannerie est indifféremment pratiqué par les hommes et les femmes.

La Potterie : L'usage de la terre cuite apparaît dans toutes les régions du pays. La technique artisanale ancestrale s'est développée mais reste présente et  vivante dans les villages béninois. Elle fournit à la fois des objets utilitaires, des objets rituels et des objets de décoration. Les femmes du septentrion,  au nord du pays sont les déposiatires de cet art. Leur maîtrise de la potterie témoigne de la beauté de leur art.

Le Tissage : La tradition du tissage est bien installée au Bénin malgré l'introduction tardive du coton dans le pays.
Le tissage au Bénin n'est pas une activité exclusivement masculine, aucune discrimination n'est faite quant au sexe dans la pratique de cet art.
Deux sortes de métiers à tisser sont utilisées au Bénin, mais le plus souvent, les hommes utilisent le métier horizontal soudanais. 


La Forge :Les objets de forge les plus connus du Bénin sont les statuettes de cuivre d'Abomey. Elles sont exécutées par la technique dite à " cire-perdue ". Le modèle est fait en cire ; il est ensuite entouré d'un moule d'argile, dans lequel une petite ouverture est laissée. Le moule une fois sèché, on fait fondre le cire et le modèle se retrouve ainsi en creux à l'intérieur du moule. Le cuivre, en réalité du laiton fondu dans un creuset est coulé dans le moule. Après refroidissement, le moule est brisé. Cette technique se retrouve en de nombreux point de l'Afrique occidentale. Son introduction dans le royaume du Danxomè se situe à une période non encore élucidée. 
Une autre technique utilisée par les forgerons de la cour des rois d'Abomey est le travail de fer forgé : les forgerons fabriquent des statues en fer ; ce sont des statues creuses formées de plaques fixées par les rivets ou par insertion dans une rainure. On peut citer en exemple la statue du dieu Gu, possession du musée de l'homme, actuellement en exposition au Musée du Louvre.

A Cotonou, le rotin et le bambou se déclinent sous une multitude de formes pour se plier aux envies des artisans qui en font des tables, fauteuils, bibliothèques et berceaux. Les meubles fait de lianes et nerfs de cocotiers c’est le bon plan quand on ne veut pas trop dépenser pour avoir du beau !
A cela il faut ajouter la peinture de tradition plus récente. Cet art qui se développe dans le pays avec une forte personnalité des artistes nationaux connaît un très grand succès.



Publié par jerry

Mercredi 15 juillet 2009 à 16:20

LE VILLAGE LACUSTRE DE GANVIE
GANVIE: La Venise de l'Afrique
http://www.top-depart.com/archive/dossiers/Image/plus_belles_villes/ganvie_Hugo_van_Tilborg.jpgGanvié est l'une des plus grandes richesses dont regorge le Bénin.  Ganvié, est la plus importante cité lacustre d'Afrique. Située sur le lac Nokoué, la Venise africaine belle, et attrayante, est particulièrement imposante sur l'eau avec ses 30.000 habitants. Le village lacustre de Ganvié est l'un des sites les plus visités dans la sous région Ouest Africaine.Ganvié, c'est l'espace où, l'Homme est en pleine symbiose avec la nature ; c'est aussi l'expression, le symbole de l'adaptation de l'Homme à son environnement immédiat, la force qu'il a de mettre en exergue au vu et au su de l'humanité sa nature qui n'est que culturelle.

L'origine du village de Ganvié:En 1717, le peuple Aïzo est pourchassé dans une guerre tribale. Ils fuient leurs ennemis jusqu’à se retrouver au bord du lac Nokoué. Coincé, le chef convainc un caïman de transporter les villageois sur son dos jusqu’à une île. Le chef rejoint les villageois sur un aigle et ils s’installent.« Mi Ganbi » est né : le nom de ce village signifie : « nous sommes sauvés, pour la collectivité qui a retrouvé la paix ». Plus tard, les français l’appellent Ganvié.L’île devient vite petite pour la population grandissante et ils construisent les premières maisons sur pilotis. 

http://www.arffund.com/wp-content/uploads/2007/09/image009.jpgGanvié, c'est aussi les rencontres, des rencontres d'échanges entre populations autochtones et les visiteurs ; c'est la dynamique du village planétaire où les frontières sont bannies.
Le site lacustre de Ganvié avec ses îlots peut être comparé a la ville italienne de Venise, car la vie socio-économique de ces hommes de l'eau, dépend de l'écosystème lagunaire qui tend à se dégrader malgré le traditionalisme vivace et subtil qui a su intégrer au modernisme technologique générateur d'investissements sociologiques renforçant les structures traditionnelles.Aucun touriste ne peut séjourner au Bénin sans visiter Ganvié la plus pittoresque des cités béninoises. Le spectacle y est merveilleux, des démeures en torchis éparpillés sur le lac, des cases et écoles sur pillotis.Les visiteurs se déplacent dans des pirogues, conduites à travers la lagune par les guides de la région. On peut observer sur ces pirogues la vie quotidienne des villageois.Les femmes vendent du poisson, des fruits et des légumes dans les pirogues. Vous pouvez également voir les hommes qui reviennentde la pêche, les pirogues chargées de filets remplies de poissons. Le spectacle est fascinant!

 

Publié par jerry

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